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mercredi 17 novembre 2010

Massachistic Bikini Wax-Fuzzy Squirrels of Doom (remix!)

Voici la vidéo de notre mid-term song Fuzzy Squirrels of Doom. Le son est pourri, et je suis avantageusement placé derrière le pupitre, mais ça vous donnera une idée quand même.

http://www.youtube.com/watch?v=9Dg_bEqXPyI

jeudi 4 novembre 2010

Prop. 19

Papa, Maman,

Vous allez pouvoir dormir de nouveau. Enfin. La méchante initiative populaire qui visait à légaliser la consommation et l'achat de Marijuana pour les plus de 21 ans —"Prop. 19 pour les intimes— a été repoussée hier par le corps électoral californien. (Ça se voit peut-être pas sur la carte, mais le "district" auquel appartient Berkeley a voté "Oui" à 65%.)

Vous pouvez être rassurés. Le fils prodige ne se détournera pas du chemin vers les plus hautes cimes, et continuera à étudier bien sagement l'économie et la psychologie.

Je vous embrasse,
Richard

dimanche 17 octobre 2010

Music and Squirrels

Le 'midterm' (examen de mi-parcours) de mon cours de guitare consistait à écrire une chanson par groupe de trois, et à la jouer devant la classe. On avait vraiment aucune inspiration pour les paroles. On était assis dans l'herbe sur le campus, et comme d'habitude les écureuils accouraient de toutes parts pour nous réclamer à bouffer -les écureuils américains sont plus ou moins les pigeons parisiens. La chanson qui suit est venue presque naturellement:

This feeling that I get
when I look deep into your eyes
it's got to be deceiving
it's nothing but a lie

you're everywhere I turn
yet I want to let you go
I feel your hunger burning
I think it's time for me to

oh, oh run away let me run away
it's not fun mr squirrel, please go
don't chase a poor girl so
I wish that you would go away, oh oh

My clif bar's good for eating
When strolling down the street
You heard the wrapper peeling
And you thought you'd get a treat

you're in my every thought
as I make my way through town
I cannot help but fear you
as you think my food's your own

oh, oh run away, I wish you'd run away
it's not fun mr squirrel please go
you defy your nature so
I wish that you would go so very far away

<>
<>
<>
<>

<>
<>
<>
<>
(Mon pathétique solo en Am ici.)

oh, oh run away, I wish you'd run away
it's not fun mr squirrel please go
you defy your nature so
I wish that you would go so very far away

oh, oh, oh...

mardi 5 octobre 2010

Dany en Californie.

Mercredi dernier, Daniel Cohn-Bendit a donné une conférence à Cal. Il était invité par le 'Latin-American studies department' (sic). Pendant une heure, il a aligné blague après blague sur le retard des Etats-Unis en matière environnementale dans un Anglais pour le moins approximatif.

Plus intéressant, votre serviteur a publié un article rapportant l'essentiel de la conférence sur le site d'une revue de la fac. Nos lecteurs anglophones peuvent le consulter ici. Les autres peuvent toujours aller se rhabiller.

samedi 2 octobre 2010

Psychology Experiment




Question: Qu'est-ce? Réponse: Mon cerveau.

Ça date un peu, mais il y a deux semaines, j'ai fait le cobaye dans une expérience de Psychologie pour me faire quelques sous ($15 de l'heure en l'occurrence). Le but de l'expérience était de tester les réactions d'une partie du cerveau à des images très violentes. Pour ce faire, j'avais un appareil très complexe sur la tête, un casque avec un écran où défilaient les images, qui mesurait aussi le degré de dilatation de mes pupilles à l'aide d'une caméra. Pour avoir des images de mon cerveau, j'étais en sus dans un IRM (qui fait un bruit monstrueux).

Pour résumer, j'avais des boules Quies, un énorme casque et j'étais allongé dans ce foutu tube où on peut à peine bouger. Et je devais regarder des images de cadavres, de gens entrain de vomir, d'enfants égorgés dans un quelconque conflit sub-saharien. Le pied. J'ai pas pu m'empêcher de penser à cette scène d'Orange Mécanique, où, dans le but d'être guéri de sa violence maladive, le personnage principale est contraint de regarder des images ultra-violentes dans un cinéma, les bras entravés par une camisole de force et les yeux gardés constamment ouvert par des pinces, un sub-alterne se chargeant de les réhydrater sans arrêt. Ce fut un échec dans le film de Kubrick; ça en est aussi un pour moi: ma folie n'a pas diminué.

vendredi 1 octobre 2010

Yosemite Trip



Pas trop eu le temps de mettre à jour le blog ces derniers temps. Les partiels (Mid-Terms) se multiplient comme les trous dans mes chaussettes (bien que les deux problèmes ne soient que vaguement liés).

Le Week-End dernier, donc, je suis allé au Yosemite National Park, à environ 5H à l'Est de SF. Et c'était un de ces voyages où tout indique que ça va être une galère monumentale du fait de l'organisation minimale, et où tout se passe finalement de la meilleure manière possible dans le plus parfait des monde. Avec quelques amis, on a loué un mini-Van. On l'a rempli avec des gens (7 en tout, de gauche à droite: Jeanne (Fr), Clémentine (Fr), Paloma (Mex), Chantie (Mex), Candie (Fr-EU) et Paolo (It)), des tentes et quelques sacs de couchages, un peu d'eau et 2 paquets de barres de céréales. Et c'est tout. Votre serviteur s'est débrouillé avec une carte routière et la position du soleil dans le ciel pour mener tout ce petit monde jusqu'au parc en question (qui doit faire à la louche la taille d'une région française).


Le Parc lui-même est impressionnant. Tout y est à la taille Américaine: les arbres, les falaises (un des plus hauts lieues de l'escalade au monde). On a fait deux balades durant le Week-End dans des cadres magnifiques, avec notamment des cascades gigantesques, même s'il ne restait que peu d'eau après un été particulièrement chaud ici. Gros Bémol: beaucoup, beaucoup trop d'humanoïdes. Le centre du Parc, la Valley, est tellement aménagé pour les touristes que ça ressemble un peu à Disneyland Yosemite par moment. En s'éloignant un peu des chemins principaux, et en gardant le nez en l'air, on arrive à en faire abstraction.

Le Samedi soir, on a dormi dans un camping rempli de Mexicains, qu'on a dû trouver dans le noir (avec les implications que ça a eu pour monter les tentes à la lumière des phares de la voiture). J'ai dormi plus ou moins à même le sol, à quatre dans une tente prévue pour deux. Le temps, magnifique depuis quelques jours, et l'absence totale d'éclairage, nous offraient leur plus beau ciel étoilé. Bref, un vrai WE californien comme on les aime!

mercredi 15 septembre 2010

Decal(é)

L'université de Berkeley est, entre autres, connue pour avoir été le berceau de la contestation étudiante aux États-Unis dans les années 60. La ville et l'université portent encore les stigmates de ces événements: le Free Speech Movement Coffee est l'un des principaux café sur le campus, et People's Park est le lieu où les étudiants se réunissaient pour manifester, discuter ou chercher une hypothétique plage sous les pavés. Ironiquement, People's Park est aujourd'hui un repère de SDF où s'échangent des substances plus ou moins à la limite de la légalité.

Parmi les héritages de cette glorieuse période, on trouve aussi les Decal (pour Democracy at California). L'idée est de donner l'opportunité à des étudiants motivés de monter leur propre cours avec le soutien d'un professeur (qui se contente d'approuver le Syllabus, mais ne fait absolument rien d'autre). Cela permet d'enseigner une diversité de sujets plus ou moins sérieux, tout en donnant des unités aux étudiants assidus, qui doivent aussi rendre des devoirs, faire des lectures et participer en cours.

Les sujets abordés vont de la Chimie Culinaire au Tango, en passant par la sexualité féminine, les Simpsons, la place de la femme dans la société au travers de Sex & the City (sponsorisé par l'inévitable département de Gender Studies). Si ça vous intéresse, vous pouvez jeter un œil à la liste complète ici. Au total, ce sont plus de 148 cours qui sont offerts ce semestre.

Pour ma part, ça me permet de diversifier considérablement les sujets que j'étudie, sans pour autant imposer la charge de travail d'un cours normal. Je suis donc un cours de Guitare, Popular Music and Guitar Harmony, dont le but est d'appliquer des bases de théories musicales rudimentaires (progression d'accord, etc.) à la guitare. Très bien fait (et sérieux jusque là). Les facilitators (quel traduction? Instructeurs peut-être?) ont trouvé une devise pour le cours: Grow your nails (ils aiment pas le médiateur et veulent qu'on joue avec les ongles). Je commence à avoir des griffes satisfaisantes à la main droite.

J'ai aussi choisi un cours intitulé Philosophy Through Films, qui est vraiment très très très bien. Chaque semaine, on lit un texte de philo, on regarde un film en relation avec le texte et on en discute. On a commencé par un cycle sur le genre avec Butler en lecture (je connaissais pas et c'est particulièrement stimulant) et Take My Eyes de Iciar Bollain (très bon mélo).

Donc, au final, je suis très positif sur ces decals au travers de ceux que j'ai pris. Vraiment un concept qu'on devrait importer à Sciences-Po.

lundi 13 septembre 2010

Cable-Cars



Le comble du comble de la "touriste attitude" à SF. Pour citer une référence très légitime, le Routard (oui, j'assume!): 'San Francisco sans les Cable-Cars, c'est comme un baiser sans moustache'. Mais là, je dois dire qu'ils exagèrent presque pas. Ça en vaut vraiment la peine!

lundi 30 août 2010

Wesley House: s t u d y, l i v e, g r o w

Sous cet intitulé très sun, sex, and rock&roll, se cache en fait mon logement de cet année : un logement étudiant financé par une organisation caritative proche de l'église Méthodiste (sic!). (D'ailleurs, le bâtiment est entouré d'églises -un lieu saint, quoi- ce qui est fort pratique pour faire la grasse mat' le dimanche matin comme il se doit.)

On vit en communauté dans des appartements de 5 chambres où on partage les douches et la cuisine. C'est tout neuf et plutôt pas mal aménagé. Beaucoup d'internationaux, mais zaussi quelques américains y vivent, et une des entrées principales du campus est juste de l'autre côté de la route.

Mes room-mates sont eux des Californiens pure souche (Born in LA, Man!), et se sont dans l'ensemble plutôt des freshmen qui n'ont pas encore compris que maman n'allait pas nettoyer la salle de bain derrière eux. Je leur donne des cours de soutien accélérés pour palier ce problème.

En attendant, voilà la bobine que ça a:


dimanche 22 août 2010

Surfin' the Golden Bridge Wave

Ça fait partie des classiques, des Es muss sein de San Francisco. Un jour ou l'autre, il faut aller jeter un œil au Golden Gate Bridge pour y faire sa photo. D'ailleurs, les touristes (moi y compris) sont au rendez-vous, et au pied du pont, on entend bien plus parler Français, Espagnol, Allemand ou Néerlandais qu'Anglais.

Voilà ce que ça donne:


Je pourrais bien sûr vous bombarder de détails techniques glanés sur Internet (par exemple, ) sur la hauteur des piliers, le processus de construction, etc. But, who cares? Par contre, ce que vous ne saviez sans doute pas, c'est qu'on peut surfer au pied du pont. De ce que j'ai vu hier, la partie Nord de la baie en général se prête bien à tous les sports nautiques lorsqu'il y a un coup de zeph : Windsurf, Catamarans et autres étaient à la fête. Mais surtout, à la base du pont côté San Francisco, une vague se forme par grand vent:

Les gars qui étaient là avaient pas le look typique du surfer californien : ça ressemblait plus à un gros délire entre potes (d'autant que la mer est apparemment glaciale et que les rochers aux alentours inspirent pas vraiment confiance). Ils ont quand même réussi à se lever quelques fois, acclamés par un parterre de touristes zenthousiastes.

Sûrement moins dangereux, mais tout aussi impressionnant, les Kytes slalomaient entre les bateaux et les pieds du pont:



Comme on dit par ici: How zen is that!!??

lundi 16 août 2010

Premières Impressions Californiennes

Arrivée Vendredi 13 (sic!) après un voyage en avion interminable. J'ai passé la moitié du voyage en état de choc total: le Suédois à côté de moi trempait son pain dans du vin rouge, et il avait l'air de trouver ça bon.

Je passe les détails du transport en commun tout aussi interminable pour aller de l'Aéroport à Berkeley. Je suis passé sous San Fransisco sans en avoir vu le moindre bout pour atterrir directement chez la personne qui me loge. C'est une British obèse, émigrée à Berkeley, avec son indécollable chien ('Cookie, come here! You're a good dog!). Elle est à moitié insomniaque, et passe ses journées et ses nuits à fumer des cigarettes à un rythme effréné, à s'enfiler des canettes de Pepsi, et à regarder le câble Américain.

Après un tour au Supermarché du coin, Safeway, je me suis affalé dans mon lit en zappant sur la 'téloche' américaine (impossible de regarder un truc plus de deux secondes sans se prendre 10 minutes de pubs toutes plus débiles les unes que les autres). Mon sommeil a été rythmé par le 'pschitt' des canettes qui a continué jusqu'à très tard dans la nuit.

Les deux jours qui suivent ont été plus instructifs. Après m'être acheté un vélo qui fait un bruit épouvantable lorsque je freine, je suis allé visiter quelques chambres. Là j'ai pu me rendre compte du fameux esprit californien, tellement vanté. Les gens sont super intéressés et demandent toujours des tonnes de précisions sur ce qu'on fait, la culture française, etc. Aussi, la diversité d'origines est impressionnante : on entend plus parler Espagnol, Chinois, ou Japonais qu'Anglais. Un des logements que j'ai visités était la propriété d'un Iranien qui m'a fait un commentaire d'une demi-heure sur la situation de son pays après les événements de Juin dernier!

Voilà, c'était quelques premières vagues impressions. Promis, j'attendrai d'avoir quelque chose à raconter pour la prochaine livraison.