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lundi 11 octobre 2010

Boston, c'est MITique.


Ce sont les jambes lourdes, les épaules douloureuses, les lèvres gercées et le nez coulant que nous nous attablons au (minuscule) bureau de Caro pour vous offrir le récit du fantastique weekend "SciencesPo à Boston". C'est non sans émotion que la fine équipe parisienne a arpenté la ville pendant deux jours d'intense activité. Au programme: (longue) attente de Kenza que le bus refusait de mener à bon port, magouille et échange de bons services entre compatriotes français pour contourner les législations obsolètes du Massachusetts, soirée de folie chez Noémie entre des gaufres ratées, des retrouvailles énamourées avec Victor, Pauline, Hugo et Guillemette, des ballades sur le toit en compagnie de chanteuses d'opéra, et une bouteille, euh pardon! un tonneau de sangria. Mais cela n'était que le début!

Car le lendemain sera une nouvelle succession d'aventures en tout genre, parmi lesquelles visite du campus le plus mythique de Cambridge (son nom même l'indique), découverte de l'Isabella Gardner Collection, récupération de Céline fraîchement débarquée de New-York, et l'immanquable séance potins dans l'herbe de Boston Common. Shopping dans Newbury Street, ballade au bord de l'océan, dégustation de plats extrêmement typiques (cannolli siciliennes, quesidallas mexicaines et raviolis chinois), ou visite du second plus mythique campus de Cambridge furent également de la partie.

Et nous voilà éreintées, riant à gorge déployée, devant tant de photos et de vidéos souvenir, accumulées en seulement deux années. Indéniablement, le départ de demain matin ne sera pas une franche partie de plaisir, mais l'avantage quand on habite si près de Boston, c'est qu'on peut toujours y revenir !


dimanche 3 octobre 2010

C'est un peu comme vivre aux quatre coins de la Terre

Pour ce premier article, je n'ai pas le courage de m'attarder sur le gigantisme new yorkais qui nous a trop souvent été raconté. Je ne veux cependant pas négliger le rôle que peut jouer la vue de la fameuse skyline ou de Times Square dans l'imaginaire, très répandu, du rêve américain. D'autres villes, de nos jours, présentent probablement une architecture beaucoup plus imposante que celle de Manhattan.

Il ne fait cependant aucun doute que New York est une ville bien plus étendue, bien plus peuplée, et surtout bien plus dynamique que Paris.


Mais surtout, New York est une ville bien plus cosmopolite que Paris.

C'est véritablement la diversité culturelle qui a le plus attiré mon attention. Toutes les traditions se côtoient et s'influencent dans un mouvement d'effervescence que je ne soupçonnais pas. De Chinatown à Little Italy (deux quartiers italiens dans la même ville !), sans compter la communauté russe de Brighton Beach et les très importantes populations juive, latino, africaine etc… New York offre un panel culturel peu commun. Panel qui permet notamment de nouvelles explorations musicales.

Deux jours après mon arrivée, j'ai eu l'occasion de découvrir la Bachata, un style de musique aux sonorités très latino (voir très latin lover) importé de la République Dominicaine. Le fils de Patricia, la directrice d'Arts for Art, faisant parti du groupe, Loisaidas, j'ai été invitée à assister à leur concert au Met (Metropolitan Museum of Art).

Plus tard dans la semaine, j'ai entendu parler d'un bar sympa, situé dans le quartier de Park Slope, c'est à dire tout près de chez moi, à Brooklyn et à la programmation tout à fait intéressante. Le "Barbès" présentait ce soir là un groupe guinéen d'Afro Beat appelé Les ambassadeurs du Mandingue. La création musicale du groupe s'inscrit dans le mouvement de reconstruction culturel engagé par le gouvernement guinéen dans les années 60/70. Leur volonté était de créer une musique proprement guinéenne mais qui exploiterait les instruments modernes, dont notamment la guitare électrique. Malheureusement, je n'ai pas pu filmer le très talentueux guitariste avec qui j'ai sympathisé à la fin du concert. La vidéo suivante vaut tout de même le coup d'oeil.




Enfin, il y a quelques heures, j'ai fait un détour par le BamCafé, le bar de la Brooklyn Academy of Music, qui présente deux concerts gratuits chaque week end. J'ai ainsi fait la connaissance d'une chanteuse de Jazz marocaine, elle aussi très accessible, et dont le travail est assez intéressant : Malika Zarra.

Cette année devrait donc être musicalement très riche. Lundi je commence à travailler pour Arts for Art, et déjà, le soir, j'assisterai à mon premier concert avec l'association.

mercredi 1 septembre 2010

Tu vuo fa l'americano

A trois semaines de mon départ, l'impatience se fait désormais ardemment sentir. Je ne pense plus qu'à New York et au Vision Festival, en particulier depuis que j'ai lu le très enthousiasmé article qu'Alexandre (mon prof de Jazz Sociality) a écrit au sujet de la dernière édition, à laquelle il a eu la chance d'assister en juin dernier. Il semblerait qu'encore une fois, Arts for Art (l'association pour laquelle je m'apprête à travailler), sous la houlette de Patricia Parker, ait réussi son audacieux pari de maintenir en vie le jazz indépendant new yorkais et ait honoré l'héritage du mouvement Free Jazz des années 70. Je brûle, donc, tout naturellement, d'excitation à l'idée de faire partie de cette grande aventure cette année !

Mais en attendant de pouvoir véritablement m'émerveiller devant ces prodigieux musiciens New Yorkais, j'ai eu droit à un avant goût d'Amérique chez moi, à Bar le Duc. Rien que ça !

A mon retour de Londres, j'ai eu le plaisir de découvrir que ma mère avait revu la décoration de notre appartement, à l'occasion de la fête de départ qu'elle devait tenir le surlendemain. Du drapeau américain qui me narguait depuis la rambarde des escaliers, au rideau de douche dans la salle de bain, tout avait changé. Chamboulement qui en annonçait un encore plus grand. Celui de mon départ, évidemment.


Néanmoins, ce ne furent probablement pas les bannières étoilées qui firent de cette journée le fabuleux évènement qu'elle s'avéra être, mais bien la présence de gens MER-VEI-LLEUX (n'est ce pas Chloé ?). Mes amis furent, en effet, de la partie de 13h à 4h, et tous s'entendirent à merveille avec Onelia, ma légendaire grand mère. Des affinités se sont même révélées entre le sang neuf de la journée, Jeanne et Chloé, et mes amis d'enfance, si bien que notre rousse a fini par trouver plus boulet qu'elle !

J'attends à présent mon départ dans le doux souvenir de cette fabuleuse journée. Et en chantonnant l'air suivant.

Tu vuo fa l'americano !