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mardi 7 décembre 2010

On fait le bilan

Déjà le 7 décembre, et l'heure d'un bilan de mi-parcours. Depuis que je suis rentrée des vacances de Thanksgiving, j'ai toujours du mal à réaliser que c'est déjà la fin du premier semestre. Finalement, c'est vrai que la 3A, ça passe vite.
Malgré des a priori plutôt négatifs, la vie à Mt. Holyoke est en fin de compte assez agréable. C'est vrai que le campus est une bulle, une petite communauté calme et confortable. On trouve facilement nos repères et se contitue rapidement une petite famille. En revanche je reste persuadée que la tranquilité fait du bien à beaucoup de monde, mais pour les autres, l'ennui peut arriver vite si on ne se donne pas les moyens de s'activer.
Sur le campus, les assoc ne manquent pas. Comme à Sc Po, j'ai rejoint le club Model United Nations, et je suis toujours épatée par leur dynamisme et leur organisation. L'assoc demande pas mal de temps, au minimum 3h par semaine pour les trainings et les meetings, mais avec ma dizaine d'heures de cours, je peux me le permettre. Pour le reste, la salle de sport, la dvdthèque, et pas mal d'évènements culturels offrent quelques opportunités de s'occuper.
Pour m'échapper un peu de la bulle du campus, je profite des transports gratuits pour aller à Amherst et Northampton, les deux villes des five colleges (South Hadley n'est pas très intéressante), ou sur les autres campus, notamment Hampshire College, où Pauline passe ça 3A (http://suchaschame.wordpress.com/) et qui contribue gentillement à développer ma vie sociale.
L'avantage du Western Mass, c'est d'être à proximité des métropoles de la côte est. Il faut compter 2h pour Boston, 4h pour NYC, 5h pour Philadelphie. Etant donnée la taille du continent américan, autant dire qu'on y est vite arrivé, et que ça vaut vraiment le coup pour un week-end dépaysement. Jusqu'à présent j'ai surtout fait Boston (3 fois), et une fois Philly et NYC. Mais l'année est loin d'être finie et le mois de janvier s'annonce...vagabond.

Alors que la température se refroidit et que les premiers flocons de neige font leur apparition, la tension des deux dernières semaines de cours se fait sentir. Papers, finals, presentations... certaines enchainent les courtes nuits et d'autres s'enferment à la bibli. En tant que sciencepiste en 3A, le rythme est moins intense que pour certaines regular students, surtout en comparaison à l'année dernière. D'autant plus que la façon de travailler ici est avantageuse, pas d'exam de 4h ni de dissertations, mais des "take-home exams" qui nous autorient une semaine pour répondre au sujet donné par le professeur, en ayant accès aux cours et aux ressources, ou encore les "auto-scheduled exams" qu'on peut passer au moment qui nous convient pendant la période d'examen.
En attendant, on commence déjà à ressentir l'esprit de Noel. En traversant le campus de nuit, l'entrée principale est toute illuminée, de même que les façades des commerces alentours, et tout le monde fait partager ses projets pour les vacances (le 2ème semestre reprend le 26 janvier). Il faut dire qu'ici l'esprit de chaque holiday se manifeste très tôt. Les déco pour Halloween étaient installées dès début octobre, immédiatement remplacées par citrouilles et autres cucurbitacées en prévision de Thanksgiving, et enfin les animations de Noel qui à NYC étaient déjà bien présentes au moment de Thanksgiving. Prochaine célébration en date: le nouvel an à New York, ça promet !

jeudi 2 décembre 2010

Thanksgiving et Santa Claus



Je vais de nouveau parler à la fois en mon nom et un peu en celui de Kenza et Céline pour relater ce que fut notre premier Thanksgiving américain. Comme vous le savez sans doute, cette fête typiquement américaine célèbre la réconciliation fraternelle entre colons civilisés et sauvages du Nouveau Monde, à qui les pioniers fraîchement débarqués offrirent gracieusement de quoi se substanter (notamment, de la dinde rôtie, des pommes de terres, et de la tarte à la noix). Du moins, c'est que j'ai retenu des explications très riches d'un de mes camarades autochtones, auprès de qui j'ai tenu à me renseigner après qu'une autre camarade turque m'ait assuré que c'était une célébration religieuse pour remercier la bonté divine. Bref, quelle qu'en soit l'origine, Thanksgiving est surtout LE jour de l'année où tout est fermé et où le repas de famille après avoir coupé des arbres (si l'on habite à la campagne, of course) est de rigueur.
D'où le caractère problématique du long weekend de répit offert aux étudiants sans familles: que faire? La réponse est bien simple: se constituer une famille home made! Ce qui est relativement aisé quand deux de ses amies bien aimées habitent à proximité, et que la ville la plus excitante du monde est à sa portée. Voilà pourquoi nous nous sommes retrouvées de nouveau toutes les trois, cette fois en terre Célinienne, pour quatre jours de folie. Toutes les trois... ou tous les cinq en fait. Car à notre petite équipe se sont ajoutés mon polytechnicien d'ami Arthur (en master au MIT) et son polytechnicien d'ami Fafa (phd à Colombia). C'est donc en joyeuse tribu que nous avons allégrement cuisiné des escalopes de dinde à la crème, de la purée mousline, des haricots verts en boîte et... une tarte à la citrouille! Le tout ponctué de quelques verres de vin pour nos papilles françaises aiguisées, et d'un Jeune et Jamais (haha) très révélateur. Soit du caractère surprenant et inattendu des ingénieurs, soit de leur faculté à affabuler sans ciller.

Hormis cette délicieuse soirée ô combien typique, ce séjour à NYC fut constitué de ballades en tout genre (Financial District, Greenwhich, Chelsea, 5th AVenue, Central Park...), d'une visite du MET, d'une soirée à l'opéra, et surtout d'une journée entre filles manucure-shopping-cocktail comme on rêverait en passer tous les weekends. Bref, que du bonheur!

Et maintenant, retour à la réalité = finals arrivant au galop. La fin du premier semestre est déjà là, drainant avec elle l'air de Noël et l'évidence que le temps file à une vitesse folle. Et même pas de calendrier de l'avent pour décompter les jours qui me séparent de mon prochain séjour à New York, de mon retour au pays, des cadeaux, de la nouvelle année, de Paris, et de ce mois de janvier qui s'annonce inoubliable!

Joyeuse période Noëllaire à tous!

lundi 29 novembre 2010

Les chutes du Niagara n’ont plus qu’à aller se rhabiller !




« Plus de 200 chutes se pressent sur un front de 2,5 Km, dans un site à la végétation exubérante […] Les cascades étagées se jettent les unes dans les autres, tantôt en de minces filets perçant au travers d’une végétation touffue, tantôt en de larges et hautes chutes (jusqu’à 72m de hauteur) qui déversent à la seconde des milliers de litres d’eau dans un grondement assourdissant » (Oui! J'ai honte de citer le Guide du Routard... mais je dois avouer que les mots me manquent).

Jeudi 9 septembre, 21h30, Juliette, Marion et moi, quittons Bs As pour une destination de rêve : Iguazu !

Nous étions loin de nous imaginer la beauté et la force de ce qui nous attendait malgré la description très précise de nos guides. Une fois entrée dans le parc (côté Brésilien le premier jour et coté argentin le deuxième), nous sommes restées bouches bées devant ce spectacle ! Pas un seul mot sur les lèvres pour décrire ce qui s’offrait à nous, pas de regard échangé ni de réflexe habituel(càd: dégainage d'appareil photo)… Pour une fois, nous restions plantées comme trois potiches, la tête vide de pensées tant absorbées par les chutes d’eau qui se jettent dans le fleuve Iguazu (« Grandes eaux » en Guarani).



Photo ci-dessus: La Garganta del diablo



Le petit plus du voyage… LA GASTRO !

Il fallait ajouter à cette description idyllique, une petite touche de dure réalité… Après avoir succombé à l’irrésistible appel de la parrilla argentine, suivi d’une énorme glace au Dulce de Leche, disons que, pour ne pas rentrer trop dans les détailles, mon cher estomac tout terrain à eu une petite panne digestive… Bref. Dernière visite du parc (bien entendu, la meilleure !) a été remplacée par une journée au lit !

mercredi 17 novembre 2010

Massachistic Bikini Wax-Fuzzy Squirrels of Doom (remix!)

Voici la vidéo de notre mid-term song Fuzzy Squirrels of Doom. Le son est pourri, et je suis avantageusement placé derrière le pupitre, mais ça vous donnera une idée quand même.

http://www.youtube.com/watch?v=9Dg_bEqXPyI

mardi 9 novembre 2010

Life is good.

The infinite corridor, au fin fond de la nuit.

Chose vue: un individu d'origine asiatique, seul à sa table, dégustant un hamburger savamment manipulé avec des baguettes.

Welcome to MIT.


jeudi 4 novembre 2010

Prop. 19

Papa, Maman,

Vous allez pouvoir dormir de nouveau. Enfin. La méchante initiative populaire qui visait à légaliser la consommation et l'achat de Marijuana pour les plus de 21 ans —"Prop. 19 pour les intimes— a été repoussée hier par le corps électoral californien. (Ça se voit peut-être pas sur la carte, mais le "district" auquel appartient Berkeley a voté "Oui" à 65%.)

Vous pouvez être rassurés. Le fils prodige ne se détournera pas du chemin vers les plus hautes cimes, et continuera à étudier bien sagement l'économie et la psychologie.

Je vous embrasse,
Richard

vendredi 29 octobre 2010

Scoobidoobidoo

J'ai essayé de refléter les ambiances particulières à chacun des Five Colleges dans quelques uns de mes posts, mais je suis tombée sur cet article qui révèle pertinement le stéréotype des étudiants de Mt. Holyoke, Smith, Amherst, Hampshire et Umass.



"According to cherished belief, each of the main characters in Scooby-doo represents one of the schools known collectively as the Five Colleges: Amherst, Hampshire, Mount Holyoke, Smith, and University of Massachusetts Amherst (also known as U.Mass). The explanation for this phenomenon is generally attributed to the show's creator being an alumnus of one of those schools, usually U.Mass.

With almost no variation, the cartoon characters and colleges are matched up this way:


  • Daphne, the pretty auburn-haired girl who wears a form-displaying outfit coordinated with a matching hair ribbon and offsetting neck scarf, is Mount Holyoke, whose students are represented in this tableau as polished, upper-class young ladies more interested in acquiring rich husbands than university sheepskins.

  • Velma, the bob-haired, bespectacled brunette gal clad in a shapeless thick sweater, unfashionable pleated skirt, and knee socks, is Smith, whose students are represented as frumpy, intellectual lesbians.

  • Fred, the clean-shaven blonde lad dressed in a sporty outfit and loafers, is Amherst, whose studets are represented as prep school-educated young men bankrolled through college and into successful careers by family money.

  • Shaggy, the light-brunette fellow with the unkempt hair, several days' growth of beard, wrinkled shirt, baggy pants, and slouched physique, is Hampshire, whose students are represented as "Turn on, tune in, and dop out" sorts - lazy, unmotivated, and heavily into drugs.

  • Scooby-Doo, the ungainly, oversized mutt, is U.Mass, whose students are represented as hyper immature-yet-lovable youngsters."

"This theory has been backed up by many people. The stereotypes here are not necessarily true or up to date, but they are kind of funny!"


Source : http://www.snopes.com/radiotv/tv/scoobydoo.asp


vendredi 22 octobre 2010

Big Apple and sleepless nights

Times Square, au soleil couchant.

Nous sommes jeudi, il est un peu plus de 2 am, je viens de mettre un point final à mon sixième calculus pset (problem set pour mon cours de maths, pour les non American universities-initiés :p), et avant d'aller dormir une poignée d'heures avant le douloureux réveil du vendredi, je cède à l'irrésistible envie de rédiger un petit article rapide. Histoire de signaler au reste du monde que je suis toujours en vie, et qu'entre deux midterms, la vie à Cambridge est plutôt sexy. Ces deux dernières semaines, scandées par les deadlines successives des travaux à rendre, ont également été rythmées par de mémorables découvertes. J'ai arpenté le ghetto bostonien en compagnie de trois petits français perdus dans la tempête, tout ça pour se faire virer quelques heures plus tard d'une "méga fiesta inoubliable" par des pianistes chinois; j'ai passé 27h à New-York, juste le temps d'y avoir 20ans, de trouver cela grandiose, et de me promettre d'y retourner au plus vite; j'ai poursuivi mes expériences musicales en live avec la seconde symphonie de Mahler dirigée par James Levine lui-même au Boston Symphony Orchestra (l'accès à tous les concerts étant gracieusement offert par notre MIT chéri), et dans un tout autre registre, ma première soirée dubstep dans ce qui sera probablement ma seule virée en boîte aux US.

J'ai pu en effet, à l'occasion du concert de Rusko, découvrir ce que c'est que de passer plusieurs heures survoltées collée à des barrières au bord de la scène, dans la chaleur électrique et les vagues effluves de marijuana, les bras constamment levés car il n'y a nulle part d'autre où les glisser, à transpirer la sueur des autres et à sentir son coeur battre dans le sol tremblant, aux côtés du sourire transcendantal quasi extatique de mon anglais de voisin de chambre. Véritable orgasme musical de masse. Après cet arrière-goût de Tachless berlinois, (la foule en plus, la bière en moins) j'insérerais bien un lien vers une vidéo de Woo Boost, mais c'est indéniable: le dubsep britannique ne s'apprécie que dans les conditions préalablement énoncées.

Je pense que je peux à présent vous dire bonne nuit, un weekend chargé m'attend, entre une expédition à Cape Cod et un pset de microeconomic theory qui promet d'être challenging. Mais qui n'aime pas les challenges?